Florence Mendez, humoriste et militante féministe belge, lors d'une interview Konbini sur le silence du milieu de l'humour face aux violences sexuelles.

Je te crois, Florence (Mendez)

‘Je te crois.’

🔄 Mise à jour – 16 avril 2026
Cet article a été mis à jour après la publication.
Il intègre désormais les réponses aux ‘hate mails’ reçus dans les heures suivant la mise en ligne : menaces, insultes, appels au viol et appel au meurtre de tous les autistes.
Ces messages n’ont pas été publiés sur ce site (j’ai refusé).
Les plus ‘élégants’ ont été conservés et ont reçu une réponse individuelle.
Ils figurent en fin d’article.

Le milieu de l’humour, ou comment une corporation protège les siens

Il faut commencer par nommer ce qu’est le milieu de l’humour français, et plus largement francophone, pour les femmes qui y travaillent.
Ce n’est pas un espace de création plus toxique que les autres.
C’est un espace de création toxique de la même manière que les autres, avec une particularité aggravante : il a érigé en ressource ce qui devrait être un motif d’exclusion.

La camaraderie masculine y est constitutive.
Les ‘bons clients’, les ‘potes’, les ‘gars du circuit’ circulent librement d’une salle à l’autre, d’un plateau à l’autre, d’un festival à l’autre.
Les accusations contre l’un d’eux sont immédiatement lues comme une attaque contre le groupe.
La solidarité se déploie naturellement, instinctivement, en direction de l’accusé.

Parce que l’accusé est l’un des leurs. La victime, elle, est une complication.

En janvier 2024, Florence Mendez rend publics les témoignages d’une vingtaine de femmes contre Seb Mellia.
Télérama publie en mars les récits de onze d’entre elles, qui décrivent des agressions sexuelles et des viols. Mellia porte plainte contre Florence pour diffamation.
Des plaintes judiciaires contre lui s’accumulent à partir d’avril.

Le résultat pour Florence : des menaces dans ses messages privés, un retrait temporaire d’Instagram, et une invisibilisation quasi totale dans les médias français. Elle le formule elle-même, sans amertume excessive, avec la précision froide de quelqu’un qui a arrêté de s’étonner : personne, dans la presse française, ne parle de son livre depuis qu’elle a parlé de Mellia. Elle aurait pu choisir Kombini pour le promouvoir. Elle a choisi le #MeTooStandUp. C’était, dit-elle, parce que la sécurité des femmes passait avant sa petite personne.

On lui fait payer exactement ça.

Janvier 2026 : la mécanique à nu

La séquence qui s’ouvre en janvier 2026 autour d’Ary Abittan est d’une lisibilité presque pédagogique. Elle illustre le fonctionnement du système avec une économie de moyens admirable.

Florence appelle à manifester pacifiquement devant le Cirque royal de Bruxelles le 27 janvier, avant le spectacle d’Abittan.
Les faits sont connus : mis en examen pour viol en 2021 par une ex-compagne, il bénéficie d’un non-lieu en 2024, confirmé en appel début 2025.

Mais un non-lieu n’est pas un acquittement.

Ce mot, que personne ne prend la peine d’expliquer, désigne l’arrêt d’une instruction faute de preuves jugées suffisantes pour aller en procès.
Ce n’est pas ‘innocent’.
Ce n’est pas ‘coupable’.
C’est ‘on ne sait pas, et on ne cherchera plus’.

À cela s’ajoute un fait documenté, filmé, indiscutable : en 2013, sur le plateau des ‘Enfants de la télé’, Abittan embrasse de force Laury Thilleman, alors âgée de 22 ans.
Thilleman l’a dit publiquement, des années plus tard : elle s’en sent encore traumatisée.
Aucune ambiguïté, aucune zone grise. Une agression sexuelle enregistrée et diffusée.

Florence appelle à manifester.
L’émission ‘C’est vous qui le dites’ sur Vivacité, présentée par Cyril Detaeye, en fait un sujet de débat dont le titre est le suivant : ‘Ary Abittan est-il un agresseur sexuel, comme le prétend Florence Mendez, et a-t-il le droit de se produire sur scène ?’
La formulation est un choix éditorial.
Elle place Florence en accusée et Abittan en sujet du débat démocratique.
Une magistrate à la retraite convoquée comme experte y compare la situation à la Révolution française, ‘où l’on coupe des têtes’.
En fin d’émission, l’animateur invite ses auditeurs ‘à aller commenter’.

Ce qui suit, Florence le documente par captures d’écran : des menaces, des promesses d’un ‘accueil’ réservé, des insultes.
Elle réagit à chaud, avec ses mots.
‘Émission de merde.’ ‘Abrutis d’auditeurs.’
Ce vocabulaire, précisément, sera retenu contre elle.
Pas les menaces qui l’ont précédé.

La RTBF répond qu’elle ne l’a pas ‘jetée en pâture’, que ‘lorsqu’on lance un pavé dans la mare, on ne peut pas reprocher aux ondes de faire des vagues’.
Belle formule.
Elle dit aussi que le service public ne distingue pas entre l’acte de nommer une violence et l’acte d’appeler à haïr celle qui la nomme.
C’est un choix.
Pas une erreur de format.

Florence porte plainte contre la RTBF.
Elle apprend par la presse, le lendemain, qu’elle jouera à Visé le soir même sous protection policière.
Elle n’avait rien demandé.
C’est la première fois que cela lui arrive.
Elle l’apprend seule, par la presse, le matin d’un jour de représentation. Personne n’a daigné la prévenir.

Une femme joue son spectacle d’humour sous escorte policière parce qu’elle a appelé à manifester pacifiquement contre la programmation d’un homme dont les agissements sont documentés.
Voilà la phrase qu’il faut regarder en face, sans la reformuler, sans l’adoucir.

L’autisme comme facteur aggravant : ce que j’ai vécu

Je peux parler de cela parce que je l’ai vécu.
Pas dans le milieu de l’humour.
Dans d’autres milieux professionnels.
Avec la même mécanique, les mêmes étapes, le même résultat.

Florence Mendez est autiste. Je le suis aussi.
Et l’autisme, dans un contexte de harcèlement ou de conflit institutionnel, constitue non pas une protection mais une vulnérabilité supplémentaire, exploitée avec une précision souvent remarquable.

Nous fonctionnons avec une honnêteté structurelle.
Nous nommons ce que nous voyons.
Nous ne disposons pas, ou mal, des codes de la déférence sociale qui permettent aux neurotypiques de signifier leur inconfort sans le formuler explicitement.
Quand quelque chose est injuste, nous le disons.
Quand quelqu’un nous maltraite, nous le disons aussi.

Et cette franchise, dans un système où le silence est une règle tacite de survie professionnelle, est lue comme de l’agressivité, de l’inadaptation, du ‘manque de recul’.

Ce ‘manque de recul’, Florence l’a entendu sur France Inter.
Elle avait signalé un harcèlement. On lui a suggéré le dialogue. On lui a dit qu’elle n’avait pas été bannie. Six mois plus tard, elle n’était plus là.

Je connais ce script par coeur.
La plainte formulée avec précision, prise pour de la rigidité.
La demande d’équité, interprétée comme une attaque personnelle.
L’absence de négociation informelle du problème, traduite en ‘mauvais esprit’.
Et quand on part, ou qu’on est mis dehors, on nous laisse entendre que c’est notre ‘fonctionnement particulier’ qui a compliqué les choses.

Jamais les comportements de ceux qui maltraitaient.
L’isolement qui s’ensuit n’est pas un effet secondaire.
C’est l’objectif.

Florence a choisi de ne pas taire son autisme.
Elle a fait de sa neurodivergence une partie de sa voix publique, comme je tente de le faire ici.
Ce n’est pas anodin dans un milieu où la norme est le bruit, la promiscuité, les loges partagées, les after-shows, les codes de complicité masculine non écrits.

Être autiste dans le milieu de l’humour, c’est naviguer en permanence dans un environnement conçu par et pour des gens qui fonctionnent autrement.
Et quand on dénonce quelque chose, notre autisme devient le prétexte commode pour disqualifier le témoignage. ‘Elle perçoit les choses différemment.’ ‘Elle a du mal avec les nuances.’ ‘Elle interprète mal.’

Non. Elle a vu ce qu’elle a vu.
Elle l’a dit clairement.
C’est précisément pour ça qu’on voudrait la faire taire.

Ce que ‘je te crois’ change vraiment

Dans l’article que j’ai consacré aux VSS sur ce blog, j’ai cité les chiffres de l’enquête VRS 2022 : parmi les victimes de violences sexuelles physiques, 5 % seulement déposent plainte. 24 % pensaient que ce n’était ‘pas assez grave’. 16 % étaient convaincues que leur témoignage ne serait pas pris au sérieux.

Ces chiffres ne sont pas abstraits.
Ils décrivent les raisons pour lesquelles des femmes se taisent.
Et parmi ces raisons, la plus dévastatrice n’est pas la peur de l’agresseur : c’est la certitude d’une incrédulité institutionnelle.

‘Je te crois’ ne résout pas l’impunité judiciaire.
Il ne compense pas vingt ans de législation insuffisante, de parquets sous-dotés, de magistrats non formés aux mécanismes du traumatisme.
Mais il déplace quelque chose d’essentiel : il retire à la victime la charge de se justifier avant d’être entendue.
Il dit : ton témoignage a de la valeur avant même qu’il soit corroboré.
Il dit : la présomption d’innocence de l’accusé ne se construit pas sur la présomption de mensonge de la plaignante.

Florence Mendez dit ‘je te crois’ à des dizaines de femmes.
Et pour ça, chaque fois, on la menace, on la poursuit, on la bâillonne ou on essaie.
Le système n’est pas perturbé par ce qu’elle dénonce.
Il est perturbé par ce qu’elle permet aux autres de dire.

Et pour neutraliser cette permission, il suffit de la laisser seule.
Pas besoin de l’attaquer frontalement.
Il suffit de ne pas répondre.
De ne pas appeler. De ne pas partager.
L’abandon est la forme la plus efficace de censure.’

Le milieu de l’humour n’est pas une exception

Il serait trop confortable de conclure que le milieu du stand-up est particulièrement toxique, et d’en rester là.
Il ne l’est pas plus que l’audiovisuel, la politique, l’université, le journalisme, la médecine, la justice ou le monde de l’entreprise.
Il l’est de la même manière : une homogénéité masculine aux étages qui décident, une culture du ‘c’est comme ça’, une solidarité corporatiste qui se retourne systématiquement contre celles qui parlent.

🎤 Le milieu de l’humour : portrait de groupe

Ce n’est pas un secteur plus toxique que les autres. Il l’est de la même manière, avec un avantage supplémentaire accordé aux agresseurs : le rire comme bouclier.

Quelques noms, quelques faits, tous publics et documentés.

Seb Mellia. En janvier 2024, Florence Mendez recueille une vingtaine de témoignages de femmes le mettant en cause pour agressions sexuelles et viols. Télérama publie en mars les récits de onze d’entre elles. Des plaintes sont déposées. Mellia porte plainte pour diffamation contre Florence. La procédure judiciaire suit son cours.

Ary Abittan. Mis en examen pour viol en 2021, bénéficiaire d’un non-lieu en 2024, confirmé en appel en 2025. Un non-lieu n’est pas un acquittement : c’est l’arrêt d’une instruction. En 2013, il embrasse de force Laury Thilleman sur le plateau des ‘Enfants de la télé’, devant les caméras. Elle a déclaré s’en sentir encore traumatisée. Il tourne toujours. Les salles l’accueillent.

Jean-Marie Bigard. En février 2019, sur le plateau de TPMP, il raconte une ‘blague’ dont le ressort comique est le viol d’une patiente par son médecin. Plus d’un millier de téléspectateurs saisissent le CSA. Il avait déjà raconté ce même texte en 2013. Interrogé sur la polémique, il estime que les ‘vraies femmes ne prennent pas ombrage’ de ses propos, contrairement aux ‘connasses qui veulent avoir des couilles’. Il est depuis une figure assumée, selon ses propres termes, du ‘machisme en France’.

Tex. En décembre 2017, sur le plateau de C8, il lance : ‘Les gars, vous savez ce qu’on dit à une femme qui a déjà les deux yeux au beurre noir ? On ne lui dit plus rien, on lui a déjà expliqué deux fois !’ Il est licencié pour faute grave de l’émission Les Z’amours. La Cour de cassation, en 2022, confirme que ce licenciement était proportionné et justifié.

Nino Arial. Figure montante du stand-up français, plus de 150 millions de vues cumulées. En avril 2025, invité à se remettre en question sur des sketchs jugés sexistes, il publie sur Instagram un communiqué qualifiant les féministes qui le critiquent de ‘folles, hystériques et débiles’ et de ‘frustrées’. Dans une vidéo ressurgissant au même moment, il explique que si une femme a dit oui par SMS un jour, elle ne peut pas revenir dessus : une conception du consentement d’une clarté confondante. Il fait ensuite suspendre le compte ‘Balance Ton Agency’, qui avait osé critiquer publiquement l’un de ses sketchs. Le compte est parti. Nino Arial, lui, remplit les Zéniths.

Ces cinq cas sont les pointes visibles d’un iceberg décrit de manière convergente par Télérama, Franceinfo et Mediapart : un milieu sans DRH, sans contrat formel pour les plateaux de nuit, sans recours possible. ‘Quand je me prends une main au cul, je me tourne vers qui ? Il y a un vide juridique absolu’, témoigne anonymement une stand-uppeuse interrogée par Franceinfo. Les femmes qui parlent risquent la liste noire. Celles qui se taisent restent dans un système qui, lui, ne se tait jamais.

Ce qui distingue le milieu de l’humour, c’est peut-être la carte supplémentaire dont disposent ses membres pour disqualifier les victimes : le ‘c’était pour rire’.
L’humour comme espace dérogatoire, où les règles ordinaires du consentement et du respect seraient suspendues parce que ‘c’est le jeu’.
Ce n’est pas le jeu. C’est une protection supplémentaire accordée aux agresseurs.

Florence Mendez est humoriste.
Elle sait ce que le rire peut faire, ce qu’il répare, ce qu’il traverse.
Et elle a décidé que son art ne serait pas le paravent de la violence des siens.
Ce choix lui coûte.
Il lui coûte en visibilité, en sécurité, en sérénité.

Elle le fait quand même.

On lui doit au moins de l’entendre.

✊🏽 Je te crois, Florence.

Ce texte est un acte de solidarité assumé. Il n’est pas neutre. Il ne prétend pas l’être.

📬 Mise à jour : j’ai la fierté d’avoir reçu mes premiers ‘hate mails’

‘Tu ne vaux pas plus cher que cette pute à gros seins’
Non, en effet, on ne peut estimer la ‘valeur’ d’un être humain.
Je suis toutefois flatté de la comparaison avec Florence (j’imagine, puisqu’elle est le sujet de l’article) qui m’honore.
Sur le mot ‘pute’, on peut toujours considérer que dans une société capitaliste, nous sommes tous prostitués, mais j’imagine que ce n’est pas ça que vous vouliez dire.
On sent plutôt un besoin d’insulter.
J’imagine que le choix de l’insulte est directement lié à vos frustrations.
Sur les seins, Je suis étonné qu’en présence d’une femme brillante et courageuse qui prend la peine de dénoncer des agresseurs / violeurs, de soutenir ses adelphes, la première chose que vous remarquiez soit la taille de sa poitrine.
Et oui, je pense que Florence en a.
C’est une caractéristique sexuelle secondaire que l’on trouve chez les femmes.

‘Tu es une petite pute féministe et on devrait t’enculer pour ce que tu dis. Petite pute’
Visiblement, vous avez tous un truc avec les prostitué.e.s.
Sur le féminisme : j’avoue !
Et je pense même qu’on dit mal les choses.
On devrait considérer les gens ‘normaux’, qui considèrent que nous sommes égaux et tous les autres seraient ‘sexistes’.
Le mot féminisme ne devrait même pas exister.
Mais à cause de vous, on doit le défendre quotidiennement, comme toutes les femmes doivent se défendre contre des agresseurs.
Every.Fucking.Day !
Merci toutefois de vous inquiéter de ma vie sexuelle et votre proposition d’accouplement me touche mais je ne pense pas l’accepter.
Cela dit, vous auriez pu me proposer au lieu d’imposer.
Reste un détail intéressant : si jamais vous m’enculiez, en quoi cela m’empêcherait-il de parler ?

‘T’es qu’un gros pédé ! Je vais t’enculer.’
Le mot ‘pédé’ m’offense. Il fait référence à ‘pédéraste’ qui est un synonyme de ‘pédophile’.
Je réfute totalement cet amalgame.
PS : relisez bien vos deux phrases. Prenez votre temps.
Rien ne vous amuse dans la façon dont vous insultez puis ensuite proposez (imposez, en réalité) un acte sexuel que vous sembliez désavouer ?

‘Tu ne sais même pas de quoi tu parles, petite merde !’
C’est offensant.
Du haut de mes 90 kg, j’aurais au moins espéré que vous me prenassiez pour une GROSSE merde.
Quant au fait que je ne sais pas de quoi je parle, je vous en prie, instruisez-moi. C’est plus difficile que des insultes, mais vous pouvez essayer.

‘T’es une grosse suceuse’
Au moins, cette fois-ci, ne suis-je pas ‘petite’. Je vous remercie.
Le terme ‘suceuse’ étant particulièrement polysémique, pouvez-vous préciser ce que vous souhaitez dire afin que je puisse répondre précisément.

‘Il faudrait tuer tous les autistes’
B+ pour l’originalité.
J’apprécie sincèrement l’effort que vous faites de ne pas tout ramener au sexe contrairement à vos coreligionnaires.
Toutefois, je ne puis m’empêcher de voir qu’il reste un soupçon de violence dans vos propos.
Peut-être que si vous nous expliquiez, nous pourrions comprendre les raisons de votre agacement.
Nous sommes là, nous ne partons pas.

Je note que d’une manière générale, vos messages ont des points communs : l’appel au viol, le fait que vous considériez les femmes comme ‘inférieures’, une maîtrise approximative de la langue française, ce qui n’empêche pas la conviction.
Je ne puis que vous dire que je ne me sens pas rabaissé quand vous me comparez à une femme. Bien au contraire.
Ces ‘messages’ confirment, mieux que n’importe quel argument, pourquoi cet article était nécessaire.
En revanche, je me demande si vous ne gagneriez pas à consulter un professionnel de santé… les psychiatres sont bien formés et vous pouvez même choisir d’aller voir un psychiatre homme si vous préférez.

Sources & références

Références documentaires

Crédit photographique

  • Image mise en avant : Florence Mendez, capture issue d’une vidéo Konbini – source originale. Logo retiré pour raisons esthétiques. Tous droits réservés à leurs auteurs respectifs.

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