Crevette d’eau douce vue au microscope, contaminée par des traces de cocaïne.

Cocaïne dans les crevettes : la science a de la patience. La city est à fond. Les vieux rockers s’estiment lésés.

On ne mesure pas assez la patience héroïque des scientifiques du Royal College.
Ni ce que les jeunes loups de la City ont dû se mettre dans le nez pour un tel résultats.
Les vieux rockers rappellent qu’ils ont participé aussi !

Imaginer le protocole pour réussir à faire sniffer une ligne à chaque crevette du Suffolk.
Une par une.
Avec rigueur académique, carnet de notes et blouses blanches.

Résultat ?
100 % de réussite.
Un record mondial en dopage aquatique.

Plus sérieusement : cette étude, qui pourrait faire sourire, dit quelque chose de sinistre.
Les rivières anglaises sont saturées de résidus médicamenteux, de drogues récréatives et de produits chimiques invisibles.
Les crevettes, bio-indicateurs minuscules, portent sur elles la signature toxique de notre mode de vie.

Moralité : la farce scientifique masque une tragédie écologique.
Et non, les crevettes ne dansent pas la tektonik sous cocaïne : elles survivent tant bien que mal dans nos eaux polluées.

Information trouvée sur le site Interesting Engineering, également source de la photo.

Pour aller plus loin

L’affaire n’est pas une blague de comptoir mais bien une étude scientifique menée par King’s College London et l’University of Suffolk, publiée en 2019 dans la revue Environment International.

Les chercheurs ont analysé des crevettes d’eau douce (Gammarus pulex) dans quinze sites du Suffolk et découvert que toutes contenaient des traces de cocaïne, ainsi que d’autres substances comme la kétamine, des pesticides interdits ou des résidus médicamenteux.

Les concentrations sont faibles, mais la généralisation du phénomène inquiète les scientifiques, qui y voient un signal supplémentaire de la pollution invisible de nos rivières.

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